mardi 28 février 2012

Un repos bien mérité


Un peu de nouvelles de ce qui se passe dans le coin, la semaine derniere c'était les vacances, non pas d'hiver, mais de détente comme ils disent ici.

Un peu de vacances pour en profiter pour souffler un peu (oui déjà) et pour voir du pays...

Mon périple a commencé par la partie la "plus" excitante du programme, "la régularisation de mes papiers", soit deux jours et demi à Cotonou pour obtenir ma carte consulaire et amorcer les démarches, dignes des douze travaux d'Asterix, dans le but d'obtenir dans un mois ou peut être jamais (certains volontaires ne l'ont jamais reçue) ma carte de séjour.

Je conseil à tout voyageur de passage au Bénin de venir faire un tour au service d’immigration pour y rencontrer sa responsable et sa nonchalance désabusée....Bref, ça n'a pas été une partie de plaisir.

 J'avais fait faire des photos aux normes "Françaises" pour le consulat, c'est à dire sans lunettes, bien coiffé, pas de sourire, etc... photos qui m'ont été refusées par le service Béninois de Immigration, parce que j'ai des lunettes et qu'elles doivent apparaitre sur la photo bien sur. Alors après être retourné faire une autre série de photos et avoir refait la queue au service d'immigration, l'on m'a appris qu'il fallait aussi une photocopie de mon visa, et bien qu'il y ait une belle photocopieuse dans le bureau, il m'a été "gentillement" demandé d'aller faire ma photocopie ailleurs. Alors après un deuxième voyage et une troisième attente à la queue, toutes les pièces étaient présentes, je n'avais plus qu'à payer. 

Pour me faire "plaisir", elle a poliment refusé de rendre la monnaie en me disant que c'était à moi de faire l'appoint, même si mon prédécesseur au guichet en avait donné plein et qu'elle aurait eu de quoi me la rendre. Alors au lieu de faire un troisième aller retour, je lui ai expliqué avec "courtoisie" ce que je pensais de son comportement et lui permis de garder la monnaie.

Dans 3 semaines je retourne à Cotonou, passage au ministère des affaires étrangères pour avoir la procédure d’obtention de la carte de service nouvellement crée, qui permettrait selon les "ont dit" de faciliter les démarches administratives pour les Coopérants: Réalité ou Mythe ? plus d'informations au prochain épisode


Après l’effort, le réconfort

Le but du voyage était avant tout, de rejoindre les différents volontaires DCC en mission au Bénin et aussi de faire le point avec nos chargés de missions, venus spécialement de France pour nous. C'est pour ça que mes différents lieux de passages lors de mon voyage ont un rapport avec les missions des autres.

Pour ceux qui seraient curieux de connaitre l'itinéraire que j'ai emprunté pour voyager dans le sud Bénin, vous pouvez vous référer à la carte ci dessous, l'échelle du temps de voyage est la suivante: 
Parakou-Cotonou = 9h00-10h00 de car




Parce qu'elle m'a été réclamée, voici une photo de moi, dans la Renault express de Zion (on verra qui est ce personnage après)  en direction de Ouidah, sur une piste en pleine brousse.
 (bon depuis j'ai un peu rasé ma barbe et ma moustache pour faire moins Hermite des montagnes)



 Le début de notre rencontre inter-coopérant commençait d'abord par un weekend repos près du lac Ahémé à Ouidah (sud-Bénin). Un petit coin de paradis, loin de tout, chez "Zion" (de son vrai nom Erick), un ancien étudiant Franco-Béninois en droit qui au retour au pays a construit une maison au bord du lac, ainsi que des cases de passage pour accueillir une clientèle à la recherche du calme et du repos.



 Vue de la paillote principale, servant de bar, cuisine et salle à manger



 Le lac Ahémé vue de chez Zion


 Je déconseille vivement à quiconque de grimper à cet arbre



 Soirée entre volontaires sous la paillote

 Le petit déjeuner local...non je rigole!


 Le maitre des lieux: Zion

 Vue sur le Lac en partant pour Davougon


Une piste en vraiment très très très bon état, plutôt rare



 La cité lacustre au sud du lac Ahémé, ville de pecheurs construite sur l'eau


 Vue de dessous de la toiture d'une case de passage d'un maquis (restaurant local)



 Toutes les idées sont bonnes pour économiser les frais de transports



 A Davougon, centre hospitalier célébre au Bénin (des gens viennent de loin pour se faire soigner ici), photo avec les filles du centre de formation.

Plus d'infos sur Davougon: Cliquer ici



 Sur les trois photos ci dessous, on peut voir l'espace réservé à la culture de la spiruline au dispensaire de Davougon. La spiruline est une algue très riche en protéines et en pleins de choses. Elle est utilisée pour lutter contre la sous nutrition afin de remplacer ou de compléter l'usage du mélange à base d'arachides, plus cher et moins performant. La première bouchée est plutôt bonne, mais le gout reste en bouche et devient désagréable. La spiruline est servie, aux enfants, dilué dans un verre d'eau avec du sirop, ça passe mieux comme ça.
(Sur la photo ci dessus, à droite la spiruline à l'état initial et à gauche la spiruline à l'état final, une fois écrasée)


 Toujours à Davougon, dans un arbre, une colonie de fourmis orangées et agressives fabriquant leur nids. Cette photo m'a couté de sympathiques attaques de ces gentils bébêtes qui piquent et mordent très fort et qui s'agrippent aisément aux jambes des curieux poilus comme moi.

Voila le voyage se termine ici pour vous, car je n'ai pas pris de photo de Djougou. A vrai dire c'est comme Parakou, sec, poussiéreux et à majorité musulmane. En tous cas, les vacances, ou que ce soit, ça fait du bien!

lundi 13 février 2012

Une ressource bien fragile

Le coton est la principale culture exportée au Bénin. 98% des fibres de coton sont exportées. L’industrie textile (filature, tissage/tricotage, teinture, confection) se limite à quelques entreprises. La fibre de coton du Bénin a une bonne réputation sur les marchés internationaux.
Cependant, la production de coton au Bénin détient un triste record en ce qui concerne la santé des producteurs, l’environnement, le revenu net des agriculteurs et l’implication des femmes dans la production.
 
Les pays d’Afrique de l’Ouest jouent un rôle important dans l’économie mondiale du coton. Ensemble, ils produisent 5% du coton mondial et représentent 15% du commerce mondial de la fibre de coton. Pourtant, les agriculteurs de l’Afrique de l’Ouest sont parmi les plus pauvres du monde. Leur pouvoir d’achat représente seulement 5% de celui de l’Europe, des Etats-Unis ou du Japon. 
 
La ville de Parakou fait partie de la plaque tournante du coton Béninois. La COTEB, entreprise de traitement du coton, reçoit des dizaines de camions chaque jours pour en agrainer leur contenu. Le coton part ensuite sous forme de de ballots pour l'exportation. 
 
Les défilés de camions sont impressionnants. Ici les gens les appellent les Titans. 
 
 


 

vendredi 3 février 2012

Petite nouvelles du pays ou il ne neige jamais

Bonjour à tous,

ici la connexion internet est désastreuse...deux semaines de coupures sur un mois. Internet fonctionne donc la moitié du temps. J'ai trouvé une solution palliative en achetant une clef Usb 3G,  mais le débit n'étant pas assez élevé ça ne me permet pas de profiter des services tels que Skype. On fait avec ce que l'on a...

Déjà un mois, le temps passe vite ici, le travail ne manque pas,  les ordinateurs c'est comme les enfants et les personnes âgées, ça tombe souvent malade! Le travail au collège m’amène aussi à faire d'autres métiers, comme professeur de Français, surveillant de devoirs, plombier, menuisier, électricien, designer, photographe et journaliste.

Mon bureau s'est transformé récemment en Cyber-café, sans le café... J'ai installé quelques ordinateurs, beaucoup d'enfants viennent pour travailler, faire des recherches sur encarta ou imprimer un document pour 50Fr CFA la feuille.

Le climat commence à être rude, il fait tout le temps chaud, même les nuits commencent à ne plus être fraiches...
Le soleil cogne très dur, 1/4 d'heure au soleil sans crème solaire et c'est le coup de soleil assuré, j'en ai vécu l'expérience.

Depuis une semaine d'absence sur la toile, j'ai eu le temps de faire quelques visites et de découvrir de nouvelles choses, la visite en images:

La tour de contrôle et le poste de surveillance de l’aérodrome de PARAKOU...ça n'a pas l'air d'énormément servir.



La piste atterrissage qui sert de belle route pour les zemidjans qui traversent le quartier



L'entrée de l'aérodrome, ou ce qu'il en reste...



L'installation électrique de la communauté, aux normes Béninoise



Le canal artificiel, qui ne relie pas Nantes à Brest en passant par Pontivy, mais qui permet d'évacuer l'eau et les déchets lors de la saison des pluies. En ce moment, la période la plus sèche de l'année, il s'en émane une odeur qui ne donne pas envie de s'y baigner



Une station d'essence de contrebande. 550-450 Fr CFA le litre contre 650 à la pompe. Cet essence arrive tout droit du Niger ou elle est moins cher. Les problèmes sont qu'elle est mal raffinée et qu'elle est souvent rallongée avec des adjuvants. Cette essence sent très fort, abime les moteurs et pollue énormément. On peut suivre ceux qui s'en servent grâce au nuage de fumé qui les succèdent.


Un poste de gonflage de pneus. Chacun fait ce qu'il peut pour gagner sa vie


Un transporteur de bois dans une vieille Peugeot.


Un petit aperçu de la pollution qui infeste les villes. C'est un très gros problème car il n'y a pas de services de trie, de ramassage des déchets et les gens jettent tout dans la nature





vendredi 20 janvier 2012

Débroussaillage (5S)

Cette semaine a été la semaine du grand débroussaillage ( 5S pour les initiés). Je ne sais pas si vous vous rappelez des photos de la salle d’informatique. Il y avait des câbles partout, ce n'était pas facile à nettoyer, il y avait beaucoup de terre et de poussière et ma foi beaucoup de bazars.

La configuration de la salle faisait que les élevés bavardaient plus souvent qu'ils ne travaillaient et il était difficile de se déplacer dans les rangs ou de vérifier le travail que les élèves pouvaient faire. L'implantation n'était pas très au point pour réaliser la maintenance des ordinateurs

Bref, tout ça pour dire que l'implantation des postes de travail dans la salle n'était pas optimale et que ce n'était pas bien rangé.

Avec la professeur d'informatique du collège, nous avons élaboré un plan d'action. Après avoir écris ce que nous allions faire, nous avons fais ce que nous avions écris ! Nous avons relevés nos manches, avons fais un grand nettoyage de printemps, puis avons tout réaménager..

Le Résultat en image:






 L'ilot central est réservé aux ordinateurs portables





Bilan du projet:

-Moins de bavardages en classe
-Surveillance et suivi des élevés plus facile
-les utilisateurs prennent plus soin du matériel (le matériel n'est pus bousculé, les câbles ne sont plus piétinés)
-Plus d'espace dans la salle
-Nettoyage plus facile
-Maintenance moins compliquée (meilleur accès aux postes)
-Pour le futur, possibilité de mettre les ordinateurs en réseau en faisant courir les câbles le long des murs


Pour l'instant, le seul problème concerne le matériel non utilisable et non réparable (écrans cassés, unités centrales vides, etc...) Comme il n'y a pas de trie à Parakou, ni de déchetterie, il n'est pas envisageable de jeter ce matériel dans la nature. Nous recherchons donc un ferrailleur, capable de récupérer dans de bonne conditions ce matériel polluant, afin de dégager la salle.

à suivre...

La communauté

Depuis le début de la semaine, le mercure augmente, il fait de plus en plus chaud, c'est la fin de "l'hiver". Finit le froid (30°C), bientôt il fera chaud (40°C)...

3 semaines bientôt que je me trouve à Parakou et je ne vous ai pas encore présenté les membres de la communauté, ni le lieu dans lequel nous vivons...
Dans l'ordre, de Gauche à Droite. Frère Nicolas (économe, Français), Frère Camille (directeur du collège et prof de math, Togolais), Frère Luc ( prof d'anglais, Togolais).


 


Petite visite rapide des lieux:



Le premier étage ou se trouvent les chambres




 La chapelle




 La cour et le préau




La salle à manger

lundi 16 janvier 2012

L'heure de la sieste

Chaque jour est rythmé par  "la sieste". De 13h00 à 15h00, le soleil est à son point culminant, alors pas question de trainer dehors, d'aller faire un footing ou 'avoir un activité épuisante, survie oblige. Alors il faut faire la sieste, pour se ressourcer et reprendre des forces. Bon, on est pas obligé de dormir, il n'y a pas quelqu'un qui passe toutes les 10 min pour vérifier si l'on dort bien.

Mais comment faire la sieste quand on a un travail qui mène loin de chez soi, comme les taxis par exemple?

La démonstration en image:

Ci dessus des "zemidjans" appelés plus souvent "zem". Ce sont en fait des Taxis, mais en moto. Un peu comme les pouss-pouss en chine. Ils sont faciles à reconnaitre avec leurs tee-shirt au mêmes couleurs que  celui du FCNantes. Le prix du déplacement en Zem oscille de 100 Francs  CFA  à 200 Francs CFA. C'est pas cher, pratique et rapide, mais par contre, âme sensible s'abstenir...ici le code de la route n'est pas vraiment le même que chez nous.


 Même les animaux n'y échappent pas...



   Cette belle chauve-souris qui a élue domicile à l'entrée de ma chambre fait également la sieste. En France, en journée, on peut voir des Moineaux, des Hirondelles, etc... ici les oiseaux ce sont les chauves-souris. Une espèce qui contrairement à chez nous est diurne (elle vie le jours).

Bonne sieste !

Petit tour du domaine

Il y a de cela 2 semaines, vers le 6 Janvier, je mettais les pieds dans la salle informatique du college. Elle compte une petite dizaine d'ordinateurs de bureau en état de fonctionnement. Il y a aussi quelques ordinateurs portables dont la moitié ne fonctionne plus.

Le problème majeur à Parakou, et je pense que c'est valable pour une bonne partie du continent Africain, c'est la poussière...elle passe partout, et s'installe sans même demander la permission. Autant vous dire que cette compagnie infortuite incommode ces ordinateurs qui on besoins d'air pur.

Pour ne rien arranger, les salles du collèges, dont celle d'informatique, ont toute des aérations que l'on ne peut pas fermer, soit une porte ouverte à la poussière...mais enfin bon, étant donné le climat il faut bien aérer les salles pour ne pas mourir cuit.

Tout ça pour dire que je risque pas de m'ennuyer, et puis c'est tant mieux, je suis
la pour ça après tout!

Je vous propose donc une petite visite du domaine en images.










 Les fameuses ouvertures